Un film de Stephen Daldry avec Ralph Fiennes, Kate Winslet, David Kross, Bruno Ganz ... Titre original : THE READER (Etats-Unis) Genre : Drame, Guerre - Duree : 2H03 mn Distributeur : SND Sortie en salles le 15 Juillet 2009 Année de production : 2008

Adapté du roman Le Liseur (Der Vorleser) de Bernard Schlink
Présenté hors compétition au 59ème Festival International Du Film De Berlin 2009
Bafta 2009 et Oscar 2009 de la Meilleure actrice pour Kate Winslet

Synopsis : Allemagne de l'Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l'un de leurs jeux consiste à ce qu'il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir qu'elle éprouve lors de ce rituel tandis qu'il lui lit L'Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé. Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna... sur le banc des accusés. Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour...




Cela faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas laissé sans voix, tellement profondément touché et bouleversé parce que je venais de voir, que j'en suis resté plusieures minutes après le générique de fin encore immobile dans mon fauteuil.

Tout en finesse et en sobriété, le réalisateur Stephen Daldry (qui nous avait déjà tant transportés avec son Billy Elliot) nous entraîne dans la tourbillon d'une des plus belles leçons d'amour et de mémoire collective que le cinéma nous ai donné de voir, nous faisant sans cesse osciller entre fascination et malaise - à l'image du personnage d'Hanna (Kate Winslet) si sensuelle et si froide à la fois.
"The Reader" puise sa force et sa profondeur dans son titre, si simple d'un premier abord, et qui, plus le film avance, prend une toute autre densité : comme une invitation à une autre lecture des grandes questions que sont la honte, la culpabilité, le secret, le poids du passé, l'horeur, l'amour, la justice, la rancoeur et surtout l'impossibilité d'oublier ...
D'oublier l'horreur des crimes nazis ... d'oublier la beauté d'un premier amour !

"Jamais manichéen, d'une sobriété infaillible, le film s'abstient de toute réponse : implacablement, ces questions minées nous sautent à la figure." (Juliette Bénabent - article entier disponible dans Télérama n°3105)


La bande annonce du film The Reader